Le Burkina Faso a annoncé son retrait de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) le 28 février 2025, après avoir dénoncé l’institution comme un « instrument de manipulation politique », selon un rapport de l’Agence d’information du Burkina (AIB). Les autorités burkinabè estiment que l’OIF s’est éloignée de ses objectifs initiaux, qui étaient de promouvoir la coopération culturelle et technique, pour devenir un outil partiel de manipulation politique. Ouagadougou précise qu’il est impossible de continuer à coopérer avec une organisation qui ne satisfait plus ses attentes en matière de justice, d’égalité et d’équité. Le gouvernement burkinabè a également critiqué la suspension des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ayant connu des coups d’État, soulignant le silence de l’OIF face à des changements de pouvoir similaires dans d’autres nations. Le Niger, le Mali et le Burkina Faso, tous membres de l’AES, ont annoncé leur départ de l’OIF entre lundi et mardi derniers. L’Organisation n’a pas réagi à cette décision. Ces trois pays ont également expulser les troupes françaises présentes sur leur territoire et se sont retirés de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qu’ils accusent de servir les intérêts de puissances étrangères, notamment la France, ancienne puissance coloniale.
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