Les Gouvernements du Mali et du Niger ont récemment durci leurs positions vis-à-vis des investissements chinois dans les secteurs minier et pétrolier, en réponse à des pratiques jugées non conformes aux normes locales. Au Mali, l’exploitation minière illégale impliquant des ressortissants chinois a conduit à une intervention directe des autorités. Le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga, a convoqué l’ambassadeur chinois, Chen Zhihong, pour discuter des activités minières illégales et de leurs conséquences environnementales et sociales. Les autorités maliennes exigent l’arrêt immédiat de ces pratiques, le respect des lois nationales, et la suspension des permis artisanaux accordés aux étrangers. Cette décision survient après un accident minier tragique à Bilalikoto, qui a fait 48 victimes en février 2025.
Au Niger, des mesures strictes ont été prises contre la China National Petroleum Corporation (CNPC) dans le secteur pétrolier. Les autorités nigériennes critiquent l’entreprise pour ne pas respecter les réformes sur le contenu local et favoriser une main-d’œuvre étrangère. Le gouvernement a également retiré la licence de l’hôtel Soluxe International, appartenant à des intérêts chinois, et impose désormais une politique de « nigérisation » des postes clés et de révision des contrats de sous-traitance pour donner priorité aux entreprises locales. Ces actions font partie d’une dynamique plus large de réaffirmation de la souveraineté économique dans la région sahélienne, marquée par les récents coups d’État militaires. Bamako et Niamey cherchent à maximiser les bénéfices de leurs ressources naturelles, diversifier leurs partenariats économiques et répondre aux critiques populaires sur les pratiques des entreprises étrangères.
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