Le Maroc élabore une stratégie nationale pour encadrer le développement de ses grandes villes et renforcer leur compétitivité. Ce projet vise à définir un schéma prospectif des systèmes métropolitains, accompagné d’une charte et d’une banque de fonctions adaptées à chaque métropole. Avec un taux d’urbanisation en hausse, passant de 55,1 % en 2004 à 62,8 % en 2024, et une projection à plus de 73 % d’ici 2050, le pays doit organiser sa croissance urbaine. Casablanca reste le principal pôle économique, tandis que Rabat, Marrakech, Tanger et Fès connaissent une expansion soutenue sans atteindre le niveau de polarisation attendu. Cette stratégie prend une importance particulière en vue de la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. L’étude met en avant l’axe reliant Agadir, Marrakech, Beni Mellal, Fès et Meknès, un corridor clé entre l’Atlantique et la Méditerranée, regroupant près de 10 millions d’habitants. Face aux inégalités spatiales croissantes et à la pression sur le littoral atlantique, le gouvernement cherche à structurer un développement métropolitain plus équilibré et résilient.
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